Trio

Alhambra Nievas, entourée de Emmi Laine et Severine Lescoffit

source

Une photo qui date de 2017. Et que je découvre. Le trio d’arbitres pour un match du tournoi européen, Finlande-Norvège. Un match masculin. Sans surprise, on découvre dans l’article du Rugbynistère « source » que les fédérations finlandaise et norvégienne ont toujours promu l’équité dans leurs nominations arbitrales.

Je pense que l’Afrique est également un peu en avance sur nous {oui, pour moi, c’est être en avance que de promouvoir l’équité dans l’arbitrage}. Nous, les français et françaises. Si j’en juge par les commentaires qu’ont pu écrire certains internautes français suite à la promotion qu’a reçu Stéphanie Frappart…^^{ou alors, les français et françaises sont juste ronchons, ont juste besoin de ronchonner…}

Malgré tout, je pense qu’il y a quelques années, ou au moins au siècle dernier, j’étais loin d’imaginer qu’une telle photo serait un jour possible!

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6 commentaires pour Trio

  1. Serge EYNARD dit :

    Là on est en championnat européen série infèrieure à l’élite, concernant 2 pays où le regard social diffère de celui du noyau européen central et sud. Quel liberté d’action possède Rugby Europe au niveau gestion et décisionnel par rapport à World Rugby ? En tout cas, niveau 6 nations pas sur que tende comme Rugby Europe. On serait plutôt sur l’effet tortue…

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    • Sophie dit :

      Sûr que l’Europe du Nord a une autre approche, et que World Rugby :-/ ouais bon^^…Cela dit, je pense que des pas en avant se font, peu à peu…
      Et je ne m’aventurerai pas à avoir un avis trop tranché sur cette question, ne connaissant pas bien les contraintes liées aux différents niveaux d’arbitrage. J’avais vu des séquences de préparation super intéressantes, où les arbitres {en l’occurrence une femme} au milieu d’un gros travail cardio avaient une décision à prendre sur une séquence vidéo en étant encore essoufflés, haletants, des situations de jeu récurrentes…Et même si les gars font souvent des tas qui ralentissent le jeu, c’est peut-être chaud pour elles à un certain niveau d’être au coeur de l’action…je ne sais pas/je n’en sais rien… En UNSS, l’arbitrage se fait en doublette, comme au handball, et je trouve ça top. Ça pourrait aider! {mais y a aussi les deux arbitres de touche pour cavaler!}

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  2. Serge dit :

    Je pense que les choses évoluent plus vite qu’on ne pense. Autour de l’Espagnole Alhambra Nievas, désormais en charge du développement des arbitres à World Rugby depuis fin 2018, il y a d’autres talents féminins au sifflet de matches de haut niveau masculin : la Sud-Africaine Aimée Barrett-Theron et l’Australienne Amy Perrett ont arbitré en Super Rugby, l’Anglaise Sara Cox en Premiership, l’Écossaise Hollie Davidson (à qui tu as consacré un article) et l’Irlandaise Joy Neville en Pro14.
    Cette dernière, qui a également officié sur des matches de Challenge Européen, a été plusieurs fois arbitre vidéo sur le dernier tournoi masculin : c’est elle qui officiait lors du Angleterre-France du 13 mars dernier et qui n’a pas tremblé pour conseiller -à juste titre hélas- d’accorder l’essai d’Itoje.
    Mais en France, là aussi hélas, Aurélie Groizeleau, figure de proue de l’arbitrage féminin tricolore et réputée à l’international, arbitre bien des matches du championnat masculin, mais seulement en Fédérale 1, troisième et désormais quatrième niveau national.
    Tu parles de l’Afrique, c’est vrai mais, hormis en Amérique du Sud où le rugby féminin (à XV) est encore balbutiant, il y a du beau monde un peu partout. Ci-après un petit catalogue non exhaustif de ces femmes en noir (ce qui est rare en rugby) de valeur, dont certaines ont pu se retirer récemment.
    En Afrique, je citerai la Zimbabwéenne Precious Pazani, souvent aux commandes en Africa Cup masculin et qui était juge de touche avec l’Ougandaise Sauba Adiru pour un décisif Namibie-Kenya qualificatif pour la coupe du monde au Japon, la Sud-Africaine Marlize Jordaan et la tant appréciée de toi Sénégalaise Bineta Sène.
    En Amérique du Nord, l’Américaine Leah Berard et les Canadiennes Sherry Trumbull et Rose LaBrèche sont actuellement au-dessus du panier, et en Asie, on peut citer la Hongkongaise Gabrielle Lee, la Japonaise Chihiro Koga et la Singapourienne Tay Gik Sie, voire la Syrienne Sarah Abd Elbaki.
    En Europe, il y a aussi les Anglaises Clare Daniels, Claire Hodnett et Nikki O’Donnell, l’Écossaise Alex Pratt, les Françaises Doriane Domenjo et Marie Lematte, l’Irlandaise Helen O’Reilly, les Italiennes Beatrice Benvenutti et Clara Munarini, la Néerlandaise Mireya Dijkstra et la Portugaise Maria Heitor.
    Enfin, en Océanie, on trouve notamment les Australiennes Sarah Corrigan, Rachel Hutton et Tyler Miller, la Fidjienne Mere Uluinaceva, les Néo-Zélandaises Jess Beard, Nicky Inwood et Rebecca Mahoney et la Samoane Avii Fa’alupega.

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    • Sophie dit :

      Quelle richesse tu nous offres!^^ Et quelle connaissance fine et précise tu as de ce dossier… Merci 1000 fois…
      J’ai dans mes {multiples} brouillons, une note au sujet de l’arbitrage féminin, avec une photo de Méline Roelandt, une collègue prof d’EPS 🙂 , issue d’un article en date de 2019. Et un lien vers un article du Monde, daté de 2019, qui traite du sujet de l’arbitrage féminin, pas que dans le rugby. On y découvre des propos tenus par René Hourquet qui font froid dans le dos, ou qui chauffe la colère, comme on veut. Ton commentaire mérite d’être publié en article, pour être lu par davantage de personnes. Je vais y travailler!

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  3. Serge dit :

    Il s’agit d’un simple commentaire totalement subjectif d’un amateur certes très éclairé de rugby à XV international, tant masculin que féminin, dont le blog fait apparaître depuis 2-3 coupes du monde les fiches techniques, quand je peux les avoir (je regarde notamment les matches sur internet avec ma feuille de notes à la main), de tous les matches de qualification ou de phase finale, avec notamment le nom des arbitres et des juges de touche (hommes comme femmes).
    Il serait prétentieux de vouloir croire que je possède la science exacte car, par exemple, je ne connaissais ni Christine Hanizet, ni Méline Roelandt et j’ai certainement fait d’autres grossières omissions, mais j’ai l’orgueil de penser pouvoir parler des dames citées ci-dessus que j’ai pratiquement toutes vues exercer soit au centre du terrain soit en tant que juge de touche.
    Hormis celles des fortes nations du rugby féminin (dont font partie les USA et le Canada), j’ai vu notamment plusieurs fois les excellentes Precious Pazani, Gabriel « Gabby » Lee Wing-Yi (et non Gabrielle comme écrit précédemment) ou Avii Fa’alupega dont j’ai pu apprécier les qualités.
    Les exceptions sont « ta » Bineta, qui fut pourtant juge de touche fin 2019 sur un Côte d’Ivoire-Rwanda masculin, préqualificatif (à l’époque) à la coupe du monde 2023 en France (je n’ai pas vu le match qui n’était pas diffusé, et pourtant la Côte d’Ivoire avait disputé les phases finales en 1995) et de Sarah Abd Elbaki, dont je sais seulement qu’elle arbitre des matches à XV du championnat national masculin qui reste encore confidentiel.
    A noter enfin que (Maria) Beatrice Benvenuti s’écrit avec un t et pas deux…

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    • Sophie dit :

      Si tu n’as pas la science exacte, tu as une curiosité et des connaissances que peu d’ « amateurs » comme tu dis, ont! Et à ce titre, cette curiosité et ces connaissances peuvent et/ou doivent être partagées, diffusées, rediffusées, repartagées!

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