Boys Club

 

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Je m’étais interrogée, en 2007,  sur la façon dont les journalistes sportifs considéraient leurs consoeurs, les femmes journalistes sportifs. Et j’avais découvert lors d’un petit débat {qui n’est hélas plus en ligne} avec Justine Heymans et Pascale Lagorce qu’il leur était parfois difficile d’être prises au sérieux par leurs confrères, mais pas par les joueurs {de rugby!^^}, bien plus ouverts à une approche du jeu au travers du regard d’une femme.

Je n’imaginais pas alors qu’elles pouvaient subir ce que j’ai découvert dans ce documentaire dont on parle beaucoup ces derniers temps. Quel choc…

J’ai beaucoup de mal à comprendre comment l’existence de ces boys club est encore possible en 2020/21. Sans doute suis-je un brin naïve, trop confiante dans l’intelligence humaine…

Comment ça se passe dans la tête de ces gars?? Et quelle mauvaise foi pour oser dire « Ah, ben si on ne peut plus rien dire, rien faire! »…Si si, messieurs, vous pouvez dire plein de trucs, juste pas des trucs irrespectueux, déplacés, vulgaires et trop bêtes…et donc si possible plutôt des trucs drôles et un peu fins… { Pierre Ménès, grand champion de la mauvaise foi^^}.

Et tous ces abus de pouvoir, ça me fait une sorte de fussoir…

On n’est pas sortis de la berge…Mais ça commence à bouger

{d’autres échos ici et }

 

{J’ai passé quelques années au sein du comité départemental d’athlétisme de mon département. Lors des préparatifs d’un championnat de cross, a été évoquée la préparation de la grosse quantité de médailles, mettre les rubans and co. Un des membres s’était alors exclamé « Ah mais ça, c’est un truc de bonnes femmes! ». Je lui avais répondu « Pourquoi, c’est trop compliqué pour vous?? ». Il n’a rien dit…La punchline dont je suis la plus fière! Et que je recycle quand j’en ai l’occasion!}

 

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2 commentaires pour Boys Club

  1. Serge dit :

    Moi qui suis déjà un ardent défenseur du rugby féminin qui a longtemps peiné à trouver sa place (et la bataille n’est pas finie), je me sens totalement solidaire de ces femmes journalistes dans ce combat plus que légitime face à ceux qui font du mal en faisant du mâle.

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    • Sophie dit :

      Dans le documentaire, on voit une archive d’un plateau télé d’une émission sportive, sans doute un dimanche soir{?}, années 70 {?}, avec une journaliste en plateau, pas très à l’aise, qui explique à ses collègues hommes que l’équipe de France féminine de football ne veut plus voir de journalistes hommes, tellement elles en on marre de leur attitude avec elles…C’est fou quand on y pense! Comme tu dis, la bataille n’est pas finie. Je ne pensais pas que le mâââle, comme tu dis bis, pouvait atteindre un tel niveau de @*%%§^^

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