40 ans après…

 

uruguay rugby survivantssource

Voilà plusieurs années que j’ai cette photo dans mes brouillons…Et fort heureusement, la source est encore accessible et permet de dire l’essentiel : ces joueurs se sont réunis pour un anniversaire un peu spécial, les 40 ans du crash dans la cordillère des Andes de cet avion avec, parmi les passagers, les membres d’une équipe uruguayenne de rugby. J’avais écrit une note il y a 7 ans, avec une superbe photo de cette équipe avant le crash, celle que vous voyez ci-dessous…et donc 40 ans après, en 2012, les survivants se sont retrouvés…{on s’approche des 50 now…}.

Une galerie de photo de cet évènement {les 40 ans} était accessible, mais ne l’est plus… Je suis donc contente d’avoir sauvegardé celle-ci. Et de la publier, même trèèès tardivement!

{plus de précisions sur ce crash, retranscrit par un des survivants dans un livre publié en 1974, « Les survivants« , livre qui m’avait beaucoup marquée}

 

Avant le crash…

 

Cet article a été publié dans Histoire du rugby, ailleurs, Le rugby et moi. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

10 commentaires pour 40 ans après…

  1. Sergio dit :

    Drôle de retrouvailles… Toujours un peu d’ovale puisque le rebond leur a été finalement faborable. Des cheveux blancs, pour ceux qui en ont encore, comme la neige de la Cordillère.
    Et déjà ils s’en faisaient à l’époque sur la chance de survie…

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    • Sophie dit :

      Joliment dit Sergio…Oui, quels parcours de vie^^…
      On a peine à imaginer ce qu’ils ont pu ressentir à l’époque, et comment ça a dû bouleverser leur perception de la vie.

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  2. Jean Tienhain dit :

    Hors sujet:

    Une adresse qui devrait t’intéresser: https://www.picarel.fr

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  3. Serge dit :

    Pendant longtemps, les 16 survivants se réunissaient tous les ans, avec parfois un match symbolique avec l’équipe Chilienne qui devait les recevoir. Le livre de Piers Paul Read dont tu parles a été adapté au cinéma en 1993 (Alive -Les survivants en VF- de Frank Marshall avec Ethan Hawke), un film de bonne facture même si quelques libertés ont été prises avec la réalité. A sa sortie, Midi Olympique avait publié durant plusieurs semaines nombre d’articles et de témoignages sur la catastrophe : je les avais conservés mais où ?
    Mais attention, l’histoire ne se rappelle que de l’équipe de rugby et c’est un peu réducteur : sur les 40 passagers (+ 5 membres d’équipage), seuls 16 étaient a priori des joueurs. Il y a avait aussi des encadrants, de la famille et des amis, voire une inconnue, ajoutés pour garnir l’avion. Et sur les 16 survivants, il n’y a eu que 5 rugbymen, dont évidemment les 2 qui ont sauvé les autres en marchant 10 jours, Nando Parrado (3 jours dans le coma au moment du choc, aujourd’hui animateur célèbre) et Roberto Canessa (cardiologue et candidat à une élection présidentielle), ainsi que Gustavo Zerbino (ancien président de la Fédération Uruguayenne).
    Derrière ces personnages mythiques, je voudrais signaler au moins (car je me limite !) trois autres personnes un peu oubliées mais dont l’importance a été capitale juste après l’accident :Marcelo Pérez, qui était le capitaine de l’équipe et a organisé au départ la vie de la communauté, les rationnements et les équipes de travail, Liliana Methol, qui était infirmière et s’est occupée de l’équipe sanitaire avec les étudiants en 2ème année de médecine qu’étaient Canessa et Zerbino et Gustavo Nicolich, jeune étudiant qui a redonné de l’espoir à tous quand au bout d’une dizaine de jours ils ont entendu dans les crissements de leur récepteur radio que les recherches étaient arrêtées. Tous trois sont morts lors de l’avalanche survenue 16 à 17 jours après l’accident.
    When legend becomes fact, print the legend (Quand la légende dépasse la réalité, on publie la légende) in The man who shot Liberty Valance (L’homme qui tua Liberty Valance), John Ford, 1962. Ai-je déjà dit que j’aimais aussi beaucoup le cinéma ?
    A noter enfin que depuis juin 2015, les 16 survivants ne sont plus que 15 avec le décès de l’entrepreneur Javier Methol, le mari de Liliana et père de leurs quatre enfants, et que Sergio Catalán, le muletier qui a aperçu les 2 rescapés et a fait des dizaines de kilomètres pour prévenir les autorités, est mort début 2020 à l’âge de 91 ans.

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    • Sophie dit :

      Oh merci Serge…Tu as entièrement raison, et je te remercie de nous éclairer plus précisément, plus complètement, tu nous donnes envie, les clés pour approfondir le fond de l’histoire. J’ai fait attention à écrire « parmi les passagers, les membres d’une équipe uruguayenne de rugby », parce que ce focus mis sur les joueurs me semblait déplacé. Mais je ne connais pas suffisamment l’histoire…Et là, en quelques phrases, tu nous éclaires! Je pense que je suis trop sensible pour être en mesure de voir le film, et même relire le livre me serait difficile…J’admire la force de tous ces personnages, l’incroyable aventure humaine à laquelle ils ont été confrontés. Celle de Sergio Catalán aussi est forte. J’en reviens pas que tu sois aussi précis sur ce sujet! Encore MERCI pour ce que tu nous offres!

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  4. Serge dit :

    S’il est réducteur de ne parler que de rugbymen, l’accident reste intimement lié au rugby car, à de rares exceptions près, les victimes et survivants non joueurs étaient quand même liés à des titres divers au joueurs et car l’avion avait été affrété à la demande du président du club.
    Je connais bien le sujet pour m’y être fortement intéressé, d’une part à la sortie du film, et d’autre part au moment de la première participation de l’Uruguay à la coupe du monde 1999.
    Au-delà de ceux que la catastrophe a -justement- rendus célèbres, ce sont plus ces anonymes qui m’intéressent, en essayant de connaître des bribes de leur histoire avec un petit h dans cette Histoire avec un grand H. J’en ai cité trois (et encore très succinctement) mais il y en d’autres dont je pourrais parler, et d’autres sur lesquels je ne sais rien ou presque.
    Ici se trouvent d’ailleurs les photos de 43 des 45 personnes à bord de l’avion, désormais toujours un peu vivantes : https://www.viven.com.uy/pasajeros/

    M’éloignant encore plus du sujet rugby et même si le rapport peut paraître lointain, cette histoire a fait remonter chez moi nombre de souvenirs familiaux évoqués devant moi et liés aux Pendus de Tulle du 9 juin 1944 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Tulle), parmi lesquels figurait mon grand-père maternel.
    Juste après la guerre, Antoine Soulier, un instituteur arrêté ce jour-là avec son fils (lequel est mort en déportation) a essayé de faire un recensement des victimes en rencontrant les familles connues, leur rendant lui aussi une forme de vie, qu’il a publié dès 1946 dans un livre relatant « Le drame de Tulle ».
    Qu’est-ce que son travail est formidable, monumental, exceptionnel je devrais dire, et, en même temps et bien évidemment, qu’est-ce qu’il est pauvre dans le détail de chacun d’entre eux. Mais c’est ce témoignage global qui a servi de base 50 ans plus tard à un ouvrage où sur chaque page apparaît (ou non quand il n’y a plus de trace) une photo de chaque supplicié.

    L’histoire ne s’arrête pas, tout au moins tant qu’il restera des témoins ou même encore des personnes qui ont connu ces témoins. C’est vrai à Tulle, ça le sera bientôt dans les Andes.
    Mais, nécessairement; ce (notre) nombre s’amenuise avec le temps.

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    • Sophie dit :

      Encore merci so much de partager toutes ces précisions…Envie de creuser, d’approfondir. Et de penser à tous ces hommes, toutes ces femmes. Comme le racontait Lazare Ponticelli, , penser à eux est ce que nous pouvons/devons faire. Et évoquer les histoires, quelles soient grandes ou pas. Le devoir de mémoire, ça semble abstrait pour beaucoup, peut-être inutile. Mais non…
      {je n’avais jamais entendu parler de ce qu’il s’est passé à Tulles…Shame on me^^…Encore tellement de choses à découvrir, apprendre!^^}

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  5. Serge dit :

    Avis aux intéressés, le film a été diffusé ce mardi sur Paramount Channel (chaîne 33 de Canal, mais aussi sur Bouygues, Free, Numéricâble et Orange) et est donc encore disponible en replay.
    Je ne l’avais pas revu depuis sa sortie en 93 et je confirme mes propos précédents : cela reste très bien, mais avec quelques libertés axant, après le déclin et la mort du capitaine, l’entière responsabilité du groupe sur les deux « sauveurs » dont la longue marche est elle aussi édulcorée.
    Anecdote (et tu sais combien je les aime), tous les personnages du film portent le nom des victimes et rescapés, à l’exception notable du capitaine. Marcelo Pérez s’appelle ici Antonio Balbi (il est joué par Vincent Spano, l’autre acteur un peu connu avec Ethan Hawke, je ne m’en rappelais plus).
    Je suppose que c’est sa famille qui s’y est opposée. Pendant plus de 20 ans, elle n’a plus adressé la parole à Eduardo Strauch, ami d’enfance de Marcelo, qui a constitué avec ses cousins le « triumvirat Strauch », lequel a pris en charge dans la réalité une bonne partie du quotidien (découpe, rationnement et distribution des charges pour la survie, avec des rations augmentées et charges allégées pour ceux qui partaient en expédition), un rôle de gestion inexistant dans le film.
    Sachant que Marcelo (c’est montré pour Antonio), ainsi que 6 des 7 autres morts de l’avalanche, avaient donné leur accord pour que leur corps puisse être mangé par leurs compagnons s’ils mourraient (celui de Liliana n’a pas été touché), Eduardo (sauvé par son cousin Fito ce jour-là alors qu’enseveli, il se sentait lui-même mourir et qu’il dormait à côté de Marcelo) a dû en être tenu par la famille très croyante de celui-ci comme personnellement responsable.

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    • Sophie dit :

      Oh, merci! 🙂
      Je l’ai trouvé en replay, sur Paramount Channel {faut pas traîner pour le regarder, le replay se termine le 9 avril^^}
      Y a John Malkovich aussi comme acteur connu…Et merci pour toutes les précisions que tu nous donnes, qui éclairent la complexité des relations entre toutes ces personnes…

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