« Ma vie dans les gradins »

 

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« Stade oral – Gueulard, bourru mais aussi très fraternel »

Il sourit, il gronde, il pleure : le stade est comme un être humain. Alexandre, 22 ans, a assisté à des centaines de rencontres sportives. Gamin avec son père et son oncle, rugbymen professionnels. Devenu journaliste radio et commentateur sportif, Alexandre continue d’aller au stade. Émotion, souvenirs et déclaration d’amour tonitruante. {Certaines ambiances sont enregistrées en binaural : écouter au casque pour profiter du son en 3D. Mais c’est pas obligé!…J’ai rien de tout ça, moi^^. Enregistrements d’octobre-novembre-décembre 2013- Mise en ondes et mix : Arnaud Forest – Prise de son : Emmanuel Michaud – Réalisation, texte et voix : Alexandre Mognol}

Un document audio de 12 minutes  découvert dans un stock de podcasts d’Arte radio, document qui m’a beaucoup plu!…

 

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9 commentaires pour « Ma vie dans les gradins »

  1. Sergio dit :

    Je me rappelle aussi de ces moments où enfant j’accompagnai mon père au stade pour les matchs de notre équipe qui jouait en 1re division de l’époque. On regardait s’échauffer tout proche les joueurs qui sortaient les uns après les autres des deux vestiaires, bien huilés, certains avants avec de la graisse sur les sourcils. Des passes entre eux, le ballon de cuir bien gonflé et lustré claquait entre les mains, la langue un peu moins. Il y avait quelques sourires quand même. On venait surtout approcher les internationaux qu’on voyait dans les journaux où à la télé pour ceux qui en avait une.
    Comment aller se comporter « nos » joueurs lorsqu’il y avait du beau monde en face était le sujet qui revenait le plus souvent. Il y avait une vraie ambiance qui résonnait dans ce stade. Les 2 buvettes étaient bien remplies. S’il se buvait de la bière bouteille, il y en avait pas mal qui tournait au petit rouge ou blanc, limé ou pas. Le coca était plus rare… Puis j’ai foulé aussi cette pelouse, senti ces odeurs du stade, des vestiaires, vécu cette fraternité de près. Un vrai bonheur que de partager tout ça. Le stade existe encore mais vivote. L’équipe actuelle a migré depuis longtemps vers un stade municipal plus grand mais plus impersonnel, que j’ai connu aussi en tant que joueur, inauguré pour un France/Roumanie. Un joueur roumain avait échappé à la vigilance de son staff après le match, pour ce faire la malle et finalement rester en France. J’y vais toujours un peu de temps en temps pour prendre la température du moment, croiser quelques têtes déjà rencontrées il y a belle lurette. Aux buvettes, c’est effectivement bière pression été comme hiver. Perso, l’hiver je serai plutôt vin chaud, gardant la mousse fraiche pour les jours plus chauds. Il traine toujours quelques excités en tribunes, contre l’arbitre, les adversaires du jour, mais ça reste mineur. On est pas dans le sud…
    Je regarde les matchs avec moins de tension, à part ceux de l’Equipe de France. Sans sombrer dans le c’était mieux avant, faut dire que dans l’équipe locale, l’autochtone n’est plus de rigueur en règle générale. Je zieute des étrangers contre des étrangers. Mais le ballon reste toujours ovale…

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    • Sophie dit :

      Merci Sergio pour ces souvenirs partagés…
      La graisse sur les sourcils! 😉
      Avant, c’était juste différent…et c’est bien de pouvoir s’en souvenir, le partager, sans jugements. Garder trace des souvenirs…

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  2. André Boeuf dit :

    Beaux souvenirs…
    Plus que le Stade Français ou le P.U.C., ta description me fait penser aux matches du T.O.EC, aux « Minimes »; quand j’y étais: dans les années 65/66.
    Certainement un joueur commun aux deux clubs -si tu parles de Valence- Élie Cester.

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  3. André Boeuf dit :

    C’est bien lui…

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  4. Christian B dit :

    oui Sergio, tout comme toi, seule différence, c’était sans mon père. Cette découverte, ce rituel au stade le dimanche après-midi à la prime adolescence, fut pour moi une initiation complémentaire à la culture rugby, avec ma formation à l’école de rugby.
    L’ambiance, les odeurs, le stade (aujourd’hui disparu), les tribunes en bois et les talenquères publicitaires en tôle, bruyantes sous les pieds et les coups de poings des supporters….
    C’était hier, restent quelques traces encore dans l’arrière boutique de nos mémoires, … le TOEC oui bien sûr, Cester, Rives, Astre, … et tous les autres,… merci Sophie pour ces photos qui nous rappellent, un instant, le paradis perdu de notre enfance… et de notre jeunesse !

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