Aux îles Tonga

 

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Je crois que c’est le même jour, ou presque, que j’ai découvert cette nouvelle étrange, que le rugby n’allait plus être autorisé pour les filles dans les écoles des îles Tonga…et que j’ai regardé en replay ce documentaire sur l’histoire des féministes : «  De la Révolution Française aux années 1970, d’Olympe de Gouges au MLF, retour sur les destins de féministes, célèbres ou oubliées, qui ont écrit ensemble une autre histoire de France. Droit de vote, accès à l’éducation, égalité dans le mariage : ces femmes ont lutté pour faire entendre leur voix et gagner en liberté. L’épopée de femmes visionnaires, déterminées à se battre pour leurs convictions. »

Et impression étrange de se dire que parfois, on pense qu’il y a des acquis indétrônables, et pouf…non…pas indétrônables…

Je sais que cette décision a mis très en colère Valérie Adams, la super lanceuse de poids néo-zélandaise, originaire des îles Tonga. Toute cette affaire a été dévoilée aux alentours du 20 mars dernier, mais plus trop d’éléments d’information depuis… Je guette!

 

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7 commentaires pour Aux îles Tonga

  1. Jean TIENHAIN dit :

    Quand tu vois toutes les simagrées religieuses des iliens pendant les matchs, je sens que tout ça est mal barré. On ne peut pas dissocier sexisme et religion.

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    • Sophie dit :

      J’ai un peu cherché quelle pouvait être la place de la religion dans ce pays, et effectivement, c’est une place non anodine…Mais c’est difficile de se faire une idée précise, à la fois de la place de la religion, de son impact social…et de comprendre ce qui a pu amener le gouvernement à prendre cette décision…De « autorisées à pratiquer » à « plus autorisées à… ». C’est tellement étrange..En fait, ça semble tenir à la décision d’un homme : Penisimani Fifita, ministre de l’éducation, qui semble faire preuve d’une mauvaise foi confondante {il évoque du temps à rattraper suite à un cyclone…les garçons ayant sans doute échappé au cyclone!^^ }…et dont la décision ne semble pas être appréciée de son premier ministre!!!

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    • Sophie dit :

      Merci Serge!
      Voilà que la mauvaise foi de ce Penisimani Fifita est de nouveau mise en lumière! Lui qui s’arrange bien pour être cool avec ce qui vient d’ailleurs et qui n’est pas très « culture des Tonga », mais qui est dérangé par ce qui vient d’ailleurs et qui ne va pas dans le sens de ses croyances patriarcales en terme de culture^^. A l’encontre de son gouvernement…
      #LiftTheBan

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  2. Serge dit :

    Je n’en connais pas les raisons originelles mais, contrairement aux autres Iliennes, la culture du rugby féminin n’a jamais été développée aux Tonga.
    Elles n’ont disputé que 2 matches à XV, les 2 en 2006 (5-60 face aux Samoa et 5-52 face aux Fidji) et sont classées 39èmes mondiales (tant chez World Rugby que dans mes Archives).
    Elles restent loin des Samoanes (12 WR et 15 AS), présentes à Marcoussis lors de la coupe du monde 2014 et empêchées de qualifications pour 2017 sous prétexte qu’elles n’ont pas de championnat local à XV. Et même des Fidjiennes (30 WR et 27 AS) qui ont été éliminées par la Japon et Hong Kong pour 2017 après avoir battu la Papouasie-Nouvelle-Guinée (42 WR et 49 AS).
    En 7s (où il n’y a pas de classement WR), elles occupent dans mes archives le 44ème rang mondial, très loin derrière les Fidjiennes (10èmes), qui font partie des World Series et sont même montées il y a quelques mois au 4ème rang mondial. La culture Fidjienne du 7 n’a pas de genre…
    Loin derrière également la Papouasie-Nouvelle-Guinée (15 et qualifiée pour la coupe du monde cet été à San Francisco), les Samoa (29) et même les Iles Cook (39).
    Leurs derniers matches fin 2017, en qualification pour la coupe du monde, ont été 7-22 contre les Samoa, 9-52 contre les Fidji et 0-31 contre les Iles Cook.

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    • Serge dit :

      Mon commentaire précédent vise bien entendu à situer le contexte international du rugby féminin Tonguien et en aucun cas à essayer de justifier par des résultats somme toute moyens des décisions politico-religio-culturelles ineptes et rétrogrades.
      Vive le rugby féminin, notamment à XV, aux Tonga et partout ailleurs !

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      • Sophie dit :

        Merci Serge! C’est toujours un vrai bonheur de pouvoir lire les précisions que tu nous donnes sur des questions que tu dois être un des seuls à vraiment connaître!
        C’est un point qui m’intriguait {savoir/découvrir ce que les îliennes, comme tu les appelles, ont comme bagage historique en rugby}, sans que j’ai cherché davantage à creuser…Voilà, on a tous maintenant la réponse, et c’est top!
        Même s’il n’y a pas un gros niveau de pratique, c’est un point fort que de le proposer aux filles dans les Ecoles, à titre éducatif. Tant pis si ça ne n’amène pas vers du plus haut niveau…même si c’est un sujet intéressant d’en découvrir les raisons…{je découvre que les îles Cook ont une équipe féminine! 🙂 }

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